De retour de Berlin, ou j’ai passé quelques jours, je réalise à quel point la liberté se mesure en degrés.
Notre pays combat celui que nous considérons comme un vrai dictateur, Mouammar Kadhafi.
Mais, disposons-nous, de la même quantité de liberté que les allemands ?
J’en veux pour preuve, le sentiment d’angoisse qui s’empare de nous chaque fois que nous nous mettons
au volant d’une voiture, angoisse qui ne doit pas s’emparer du conducteur allemand.
Oui, nous sommes en France, cernés de radars qui nous épient comme si nous participions
" au jeu du couillon". Notre véhicule, prend de la vitesse, sans que nous ne nous en soyons aperçus,
et vlan, nous prenons une gifle de quelques centaines d’euros et nous y laissons quelques points de notre
droit à conduire. Sentiment que nous ne ressentons nullement sur les autoroutes allemandes. La vitesse n’y
est limitée, que lorsque la route présente un danger. Nous comprenons beaucoup mieux cette limitation et
l’acceptons sans rancœur. De plus nos policiers sont contraints aux résultats, ce qui fait, que nous pouvons
être sanctionnés sans raison.
Dans Berlin, nous circulons et nous garons facilement. Ce qui ne se vérifie nullement à Paris.
Le diablotin Delanoë et ses acolytes verts nous ont tendu et dressé toute une série de pièges et chicanes.
En de nombreux endroits de la ville, ils nous contraignent à passer de droite à gauche et de gauche à droite
comme si ils prenaient un malin plaisir à nous casser les pieds. Mais ce n’est pas tout, ils ont réduit
drastiquement les voies de circulation, ce qui fait que nous nous retrouvons coincés dans des embouteillages monstrueux. Ces gens, faut-il le rappeler, sont censés représenter l’ensemble des administrés. Mais après
avoir roulé, nous devons parquer notre véhicule.
C’est une autre histoire. Une quantité énorme de places ont été supprimées. Les vélibs, les livraisons, les
transports de fonds, tout cela fait que beaucoup d’automobilistes, polluent pendant des heures l’atmosphère
de Paris. Ils ne trouvent plus de place pour garer le véhicule qu’ils ont eu la bêtise, ou ont été dans
l’obligation d’utiliser.
L’une de mes voisines et amies, dont la maman habite le nord, doit accompagner cette dernière
à la gare du Nord. Sa maman venant pour quelques jours, elle arrive avec une grosse valise.
Agée, elle ne peut prendre les transports en commun. Le taxi coûte cher et les chauffeurs peuvent ne pas être coopératifs. Ma voisine se fait verbaliser chaque fois qu’elle accueille ou reconduit sa maman.
Cette façon d’agir de ceux que nous élisons, nous entravent dans notre volonté d’aider les autres.
L’une des différences qui se remarquent aussi à Berlin, c’est la propreté des rues et trottoirs. J’ai posé le
pied sur quelque chose, je me suis dit "ça y est j’y ai mis le pied". Mais non ce n’était qu’une fleur flétrie
qui se trouvait sur le trottoir.
Par contre, ce matin j’ai croisé une préposé à la propreté de nos rues, il semblait heureux, il poussait une
voiture à bras en sifflotant, et m’a vraiment donné l’impression de tout faire pour ne pas voir les papiers
qu’il était censé ramasser.
Voila j’avais envie de vous faire partager ce que j’ai ressenti. La Liberté, c’est quoi vraiment ?