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Les dinosaures tentent un retour

Lisent-ils les journaux, regardent-ils la télévision, écoutent-ils la radio ?  

Je veux parler de ces vieux dinosaures, anciens ambassadeurs de France dans les pays arabes.

Je crois que nous pourrions en douter !

Ils avaient, déjà, le premier mars 2010, adressé, à Nicolas Sarkozy, une lettre ouverte, par laquelle, prétendant vouloir la grandeur de la France.

Ils désignaient Israël comme responsable de la plus grande partie des problèmes du monde. Ils parlaient de quarante ans d’occupation, du mur, de Jérusalem.

Bref il fallait que la France prenne des initiatives, à l’ONU,  pour faire cesser cet état de choses. Nous savions depuis longtemps, que des dictateurs martyrisaient leur peuple, mais nos dinosaures  ne voyaient qu’un problème, Israël.  

Depuis ce premier mars 2010, les choses ont bien changé. L’ensemble des peuples arabes s’est levé pour dénoncer les dictateurs qui les maintenaient dans un état de misère et d’injustices inacceptables, Kadhafi, El Asad, en Libye et en Syrie, massacrent leur peuple. Au Yémen, il en va de même. Faut-il parler du Soudan, de l’Iran, Mais nos anciens diplomates, mis, heureusement, au placard, continuent leur travail de perversion. Ils ne voient pas que le monde change, à leurs yeux, l’éternel coupable, le.., non pardon, Israël. Ils se fendent, ces malades de l’idée fixe. Le 14 juin 2011, d’une nouvelle lettre, adressée cette fois à Alain Juppé. Devinez quel est le seul problème du monde, aux yeux de ces vieux séniles, ISRAEL

Mais lisez plutôt leur lettres.    

 

Point de vue

Lettre ouverte d'anciens ambassadeurs à Alain Juppé

LEMONDE.FR | 14.06.11 | 09h18  •  Mis à jour le 15.06.11 | 10h07

  Monsieur le ministre d'Etat,

 

Les anciens diplomates signataires de cette lettre, parmi lesquels certains eurent l'honneur de servir sous vos ordres, en vous exprimant tous leurs vœux pour la haute mission qui vous incombe à nouveau, souhaitent vous faire part de leurs préoccupations sur la conjoncture au Proche-Orient et la question palestinienne.

La France a toujours su, dans le passé, exprimer sur ces problèmes ce qui était juste et entraîner derrière elle ses partenaires européens. Or, l'impasse est plus manifeste que jamais dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. C'est pourquoi, nous avons l'année dernière adressé une lettre ouverte au président de la République lui suggérant de prendre une initiative aux Nations unies en vue de réaffirmer les bases sur lesquelles un règlement de paix devrait être fondé et de rechercher auprès du Conseil de sécurité les moyens de les imposer et de les garantir. Cette lettre a été publiée par Le Monde.fr, le 1er mars 2010.

Nous avons la conviction que le moment est venu de reconnaître un Etat palestinien. Ne présente-t-il pas déjà les caractères d'effectivité nécessaires : un peuple, un territoire, une autorité ? Les institutions financières internationales ont d'ailleurs reconnu la bonne gestion de l'Autorité palestinienne. La réconciliation des mouvements palestiniens satisfait le préalable d'un engagement unitaire national.

La politique intérieure d'Israël ne peut l'emporter sur le droit international. L'annexion ou l'occupation ne sauraient fonder un droit, y compris à Jérusalem. En énonçant de manière unilatérale des conditions injustifiables pour la reconnaissance d'un pseudo Etat palestinien, M. Netanyahu a jeté un défi à la communauté internationale et accroît les risques de conflits dans une zone du monde particulièrement vulnérable.

Il appartient, nous semble-t-il, à l'Europe et en particulier à la France et à la Grande-Bretagne qui ont exercé des responsabilités historiques dans la région, de faire prévaloir une solution équitable et conforme aux aspirations légitimes du peuple palestinien. Désormais, toute négociation bilatérale apparaissant vaine, la reconnaissance de plein droit d'un Etat palestinien par les Nations unies à la prochaine session de l'Assemblée générale, selon la procédure même qui a permis la création de l'Etat d'Israël, ouvrira la voie à une paix durable assurant la pérennité et la sécurité d'Israël dans son environnement géographique et humain. Une telle décision rencontrera la volonté de justice exprimée tant par les mouvements arabes d'essence démocratique que par certains secteurs de l'opinion publique en Israël même et permettra l'établissement de la concertation méditerranéenne que la France souhaite intensément.

Nous ne sous-estimons pas, M. le ministre d'Etat, les obstacles auxquels se heurte cette démarche mais nous espérons que, comme elle l'a fait naguère dans la Déclaration du Conseil européen de Venise en vue de la reconnaissance des droits du peuple palestinien, la France affirmera son rôle traditionnel au service des valeurs dont dépendent la liberté et la dignité de tous les peuples.


René Ala, Jacques Andréani, Yves Aubin de La Messuzière, Denis Bauchard,Pierre-Louis Blanc, Louis Dauge, Alain Dejammet, Bernard Dorin, Bertrand Dufourcq, Christian Graeff, Stéphane Hessel, Pierre Hunt, Pierre Lafrance, Patrick Leclercq, Jean-Louis Lucet, Gabriel Robin, André Ross, Jacques-Alain de Sédouy,Henri Servant, Alfred Siefer-Gaillardin.

des anciens ambassadeurs

 ·                                 1

 Point de vue

Lettre ouverte à M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, par des ambassadeurs français

LEMONDE.FR | 01.03.10 | 14h52  •  Mis à jour le 01.03.10 | 18h10

 Monsieur le Président de la République,

Permettez à des serviteurs de l'Etat qui ont terminé leur mission publique mais qui ont gardé leur ambition pour la France de vous exprimer leurs préoccupations et leurs suggestions dans un domaine capital de la vie internationale: le conflit israélo- palestinien. Il leur semble que dans la conjoncture actuelle, une initiative s'impose.

Bien que ce conflit ne soit plus à ce jour dans une phase violente, il demeure au cœur de l'avenir du Proche-Orient et affecte l'ensemble du monde arabo-musulman. Or l'impasse politique de ce conflit est totale. Jamais le gouvernement israélien, pressé par ses colons, n'a été aussi intransigeant, jamais la représentation palestinienne divisée n'a été aussi faible. Cependant, les chances de la paix sont réelles : modération du côté palestinien (le Hamas se fortifie jusqu'à présent de l'échec de toute négociation bilatérale) et offre arabe de reconnaissance pleine et entière d'Israël si l'Etat palestinien est créé selon une équité historique avec Israël et dans le cadre du droit international : frontières de la ligne verte de 1967 (sauf échange de territoires mutuellement agréé), partage de Jérusalem avec garantie d'accès aux lieux saints, solution au problème des réfugiés palestiniens.

Ces principes, depuis longtemps identifiés, viennent d'être réaffirmés de façon éclatante par l'Union européenne, le 11 décembre à Bruxelles. Fait exceptionnel, un accord est intervenu entre les 27 pays membres pour rappeler à Israël ses devoirs à l'égard de la communauté internationale et les graves conséquences d'une situation qui perdure depuis plus de quarante années d'occupation (le mur, les colonies, les spoliations, l'accaparement de Jérusalem). Il est en particulier urgent de mettre un terme à l'enfermement dans la bande de Gaza d'une population d'un million et demi de personnes en violation du droit humanitaire international, situation à laquelle il serait possible de remédier par l'envoi de casques bleus aux accès à ce territoire.

Que faire maintenant pour ancrer dans la réalité diplomatique et sur le terrain ce qui reste une pétition de principe ? Le recours à une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU paraît nécessaire. Cette résolution tracerait le cadre et les objectifs de l'ultime négociation à mener entre les parties sous le contrôle d'une conférence internationale qui veillerait à la mise en œuvre dans des délais déterminés de l'accord à intervenir et des garanties nécessaires. Le Quartet (ONU,Etats-Unis d'Amérique, Europe, Russie) devrait jouer un rôle majeur dans le suivi de cette prescription internationale. Qui serait le mieux placé pour présenter une telle résolution d'inspiration européenne sinon la France, membre permanent du Conseil de sécurité et dont la politique au Proche-Orient a toujours visé à assurer la sécurité d'Israël et la reconnaissance des droits du peuple palestinien ? Une telle initiative serait conforme à la ligne suivie par les présidents successifs de la VeRépublique et qui vous a inspiré, Monsieur le Président, dans vos discours courageux à la Knesset et en Algérie. Elle viendrait en appui à la novation esquissée par le président Obama dans son discours du Caire et remettrait notre pays à sa place traditionnelle dans la défense du droit et de la paix.

Les incertitudes qui pèsent sur une région essentielle pour la paix mondiale avec les menaces de recours à la force brutale ou de la montée des extrémismes dans cette partie du monde où le péril est contagieux, les souffrances d'une population délaissée... tout marque l'urgence et l'opportunité de revenir au droit international, qui seul peut fonder la paix et un ordre durable.

Monsieur le Président, vous qui avez une si haute idée de la mission de notre pays et de l'éthique qui l'inspire, ne tardez pas. Incitez la communauté internationale, responsable de nos destins communs, à trancher ce nœud gordien. Donnez enfin aux Israéliens et aux Palestiniens les conditions d'une vie pacifique à laquelle ils aspirent pour aujourd'hui et pour demain.

Signataires :

Les ambassadeurs de France : René Ala, Jacques Andréani, Pierre-Louis Blanc,Louis Dauge, Bertrand Dufourcq, Christian Graeff Stéphane Hessel, Pierre Hunt,Pierre Lafrance, Gabriel Robin.

Les anciens ambassadeurs : Yves Aubin de la Messuzière, Denis Bauchard,Philippe Louet, Jean-Louis Lucet, Jacques-Alain de Sédouy, Henri Servant, Alfred Siefer-Gaillardin.

 

 

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