Il est des juifs qui n’ont pas eu la chance d’être élevés par des parents connaissant et appréciant la beauté et la sagesse de la religion juive. Ils sont souvent nés dans des familles reniant le judaïsme, tentant de s’intégrer à tout prix.
Mais le racisme antijuif les poursuit. Ils continuent à en pâtir. De plus, ils sont comme tout un chacun, absorbant la haine et les mensonges des ennemis de ce petit peuple. Ils penseront ces agissements justifiés.
Ils seront très malheureux, lorsque un juif, il en est aussi, commettra une malversation ou fautera gravement. Ils le haïront, tout comme ils haïront l’ensemble de ceux qui persistent à demeurer juifs. Ils pensent que si tous disparaissaient, ils pourraient vivre enfin heureux.
Ne vivant pas à proximité des autres juifs, ils ne pourront Bénéficier de l’enseignement des sages qui expliquent et relativisent l’ensemble des évènements.
Ils finissent par être très mal dans leur peau et regrettent fortement d’être nés juif. Ils développeront la pathologie de la haine de soi juive.
Ils se posent dès lors en censeurs de leurs propres frères et de leur propre peuple.
C’est comme cela, que nous en voyons, exiger des autres Juifs, un comportement exemplaire. Ils demandent à leurs frères de faire des sacrifices expiatoires.
Bien que nous en comptions beaucoup. Que nous en avons compté un bon nombre à travers les siècles et les pays. Je n’en citerai que deux à trois de ces juifs, contemporains, honteux, qui occupent le devant de la scène.
Charles Enderlin, Rony Brauman et Jean Daniel.

Qu’est-ce qu’un Juif ? Mais un vrai !
Cette question n’est pas aussi étrange que cela puisse paraître à première vue.
Examinons cette créature libre qui a été isolée et opprimée, foulée aux
pieds et poursuivie, brûlée et noyée par tous les dirigeants et les
nations, mais qui n’en est pas moins vivante et prospère en dépit
de tout le monde.
Qu’est-ce qu’un Juif qui n’a pas succombé à toutes les tentations
mondaines offertes par ses oppresseurs et persécuteurs de sorte
qu’il aurait renoncé à sa religion et qu’il aurait abandonné
la foi de ses pères?
Un Juif est un être sacré qui s’est procuré un feu éternel du
ciel et, avec lui il éclaire la terre et ceux qui y vivent.
Il est le printemps et la source d’où le reste des nations
ont puisé leurs religions et leurs croyances.
Un Juif est un pionnier de la culture. Depuis des temps
immémoriaux, l’ignorance était impossible en Terre Sainte, de
même que de nos jours dans l’Europe civilisée. En outre, au
moment où la vie et la mort d’un être humain ne valaient
rien, Rabbi Akiva s’est prononcé contre la peine de mort qui est
maintenant considérée comme une peine acceptable dans la
plupart des pays civilisés.
Un Juif est un pionnier de la liberté. Retour dans les temps
primitifs, quand la nation a été divisée en deux classes, les
maîtres et les esclaves, l’enseignement de Moïse interdit la
tenue d’une personne comme esclave pendant plus de six ans
Un Juif est un symbole de la tolérance civile et religieuse,
«donc montrez votre amour pour l’étranger, car vous avez été
étrangers dans le pays d’Égypte.” Ces paroles ont été
prononcées au cours de lointains, et barbares temps où il était
communément acceptable entre les nations d’asservir les autres.
En termes de tolérance, la religion juive est loin de recruter
des adhérents. Bien au contraire, le Talmud stipule que si un
non-Juif veut se convertir à la foi juive, il faut lui
expliquer combien il est difficile d’être Juif et que les justes
des autres religions aussi héritent le royaume céleste.
Un Juif est un symbole de l’éternité.
La nation qui n’abat, ni ne torture pourrait exterminer, la
nation que ni le feu ni l’épée des civilisations ont été en
mesure d’effacer de la surface de la terre, la nation qui la
première annonce la Parole de Dieu, la nation qui a préservé
la prophétie depuis si longtemps et qui l’a passé au reste
de l’humanité, une telle nation ne peut pas disparaître.
Un Juif est éternel, il est une incarnation de l’éternité.
Léon Tolstoï, 1891