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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 12:45

 

Je vous invite à lire un article du Parisien datant du 11 décembre 2003.
Il y est question d’une pièce de théâtre ou des femmes musulmanes  prennent le risque de critiquer les conditions de vies abominables auxquelles elles sont contraintes.
Je me demande quand nous allons cesser de faire semblant, de protéger la laïcité, en légiférant peut-être sur le port du voile ou de la burqua. Alors qu’il faut tout simplement légiférer sur l’interdiction de cette religion. Il est inadmissible que des femmes qui vivent dans notre pays le fassent dans la peur. Cela parce que la religion à laquelle elles appartiennent les considère comme des incapables. Cette religion  est  incompatible avec la démocratie, la laïcité et les droits de l’homme. Il ne sert à rien de légiférer sur le port de tel ou tel accoutrement. Cela pourrait contraindre encore plus ces pauvres femmes. Un mari exigeant que  sa femme porte le voile par bravade. C’est elle qui subira les ennuis alors que lui sera fier de son autorité. Ou autre chose encore, il lui interdira de sortir sans sa burqua. Il nous faut poser une seule et vraie question. Que faut-il faire de cette religion. Ce qui est incompréhensible c'est que les socialistes et les verts si prompts a défendre "les injustices" restent muets sur ces sujets.

Et puis encore ces derniers jours, une jeune femme d'origine Algérienne du nom de Rayana se fait asperger d'essence par l'un de ses coreligionnaires. Elle a par miracle échapé à la mort. Elle est vous rendez vous compte auteur et comédienne. 

 
http://www.youtube.com/watch?v=K3kLUEEkhcs&feature=relatedhttp://www.youtube.com/watch?v=Nyz4Cseifog (enfant musulmane de douze ans violée par son mari)


http://lelutinmalicieux.over-blog.com/article-le-voile--41106809.html
(une musulmane s'exprime sur l'islam, viols, séquestration, engrosseé malgré elles, etc..

 


http://www.youtube.com/watch?v=IQXTnD7xKAA&feature=related

Valérie Urman

Le Parisien   jeudi 11 décembre 2003

 

LAICITE.

Ce soir, elles mettent leur vie en jeu

Et si l'événement aujourd'hui n'était pas seulement dans la remise du rapport Stasi au président de la République ? S'il était aussi au théâtre à Montfermeil ? Là, douze musulmanes vont parler du voile, des hommes, de leur vie. La peur au ventre...

 

 

 

La pièce présentée ce soir sera accueillie en mars dans un grand théâtre parisien. Pour toutes ces femmes, « à Montfermeil, on aura fait le plus dur » .   (DR.)

AUJOURD'HUI, Bernard Stasi doit remettre à Jacques Chirac le rapport de la commission qu'il préside sur la laïcité. Bien sûr, l'interdiction du voile à l'école a capté tout l'enjeu des débats, et le président de la République devrait se prononcer la semaine prochaine sur l'opportunité d'une nouvelle loi (lire ci-dessous).Aujourd'hui, hasard du calendrier, l'emblématique cité des Bosquets à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) se regarde en face. Douze femmes - des Algériennes, Turques, Pakistanaises, Maliennes, des mères anonymes, illettrées parfois, silencieuses toujours - ont décidé de tout raconter : le voile, signe visible de l'islamisation croissante de leur banlieue-ghetto, et surtout l'invisible sans quoi rien ne s'explique vraiment : les mariages forcés, les violences, les interdictions d'étudier, de travailler, de sortir, d'aimer. Elles ont l'audace, ce soir, de monter sur scène, de jouer leur vie dans une pièce de théâtre (lire témoignages ci-contre) qui ose tout.

Pas un mot à un mari, à des parents ou des frères « qui ne comprendraient pas »

Elles en tremblent. Neuf mois qu'elles se préparent, elles ne comprennent toujours pas comment elles ont pu dire oui. Leïla, 50 ans, s'est laissée fléchir, poussée par les plus hardies : « M'exhiber devant tout le monde, à mon âge... Mes enfants se sont moqués de moi, avec tes seins qui tombent, t'es ridicule.Mon grand fils dit déjà que je lui fais honte de sortir sans voile, alors là... Seule ma fille aînée viendra au spectacle. » Plusieurs femmes n'ont invité personne de leur entourage et n'ont toujours pas dit un mot à un mari ombrageux, à des parents ou des frères « qui ne comprendraient pas ». Comme si, dans ces communautés où tout se sait, un tel éclat public - devant une salle comble, au coeur même de la cité - pouvait passer inaperçu. Pas vu, pas pris. Il faut bien compter sur ce jeu subtil d'apparences, de non-dit. Compter aussi sur leurs mille ruses de femmes complices, mises au point si souvent pour grappiller une heure de liberté entre copines, pour défaire sans bruit un mariage forcé, pour couvrir les frasques d'une adolescente vue le nombril à l'air chez McDo. Compter, bien sûr, sur le respect gagné grâce au statut de femme-relais : « Elles se rendent indispensables, elles maîtrisent le système, l'administration, l'école, la Sécu, le tribunal. Et elles ramènent de l'argent à la maison. C'est déjà un facteur d'émancipation », souligne Marie-Hélène Hassan, directrice de l'association Arifa qui salarie les femmes-relais. Elles ne résistent pas, sur scène, à parler du « petit juge de Bobigny », celui qui va plus vite que les autres à faire avancer les dossiers de divorce.

« On n'a jamais été si loin. Derrière, ça va tanguer... »

Il faut compter, enfin, sur leur solidarité. « A chaque répétition, l'une craquait, les autres la soutenaient. Le lendemain, c'était une autre et tout le monde poussait derrière. Pas une seule n'a lâché », relève encore Marie-Hélène Hassan. Fine experte des banlieues, depuis quinze ans qu'elle y invente de l'espoir et du progrès social, elle-même se gratte la tête : « On n'a jamais été si loin. Derrière, ça va tanguer. » Leïla a fini par lui dire : « C'est trop beau, je continue, sinon je meurs ! » Plusieurs, illettrées, ont surmonté l'obstacle. L'une, venue des jours durant sans connaître un mot de son texte, secouée par le metteur en scène, a tout appris en une nuit. Personne n'a compris comment. Une autre a pris ses enfants, à la maison, comme répétiteurs. Toutes avec l'obsession de « servir de modèle, de montrer aux jeunes, à nos filles, que tout ça vaut la peine ». Anya, jeune Orientale, tresse d'ébène jusqu'aux reins, partait dehors en courant à chaque pause. Pas pour écouter l'autoradio, comme chacun l'a cru. Pour pleurer. Elle a avoué son « grand choc » au metteur en scène : « Vous avez mis les mots sur ce que l'on vit. » Gérard Gélas, un grand du théâtre en France, a quitté sans hésiter son Théâtre du Chêne-Noir à Avignon, surveillé de loin le naufrage de son bureau noyé ces derniers jours sous les inondations. Deux mois durant, il a seulement écouté les femmes, avant de transposer leur récit dans « la Cité du fleuve », métaphore des Bosquets. « La nuit, j'écrivais une scène, je leur montrais le lendemain. Elles n'en ont censuré qu'une, celle dans un local intégriste. Trop sensible. » Déjà, un grand théâtre parisien a décidé d'accueillir la pièce en mars prochain. Presque une broutille ! Les femmes lâchent : « A Montfermeil, on aura fait le plus dur. »

 

 

 

 

 

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Published by Bernard ATLAN
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