Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 23:48

 

 

Quel autre qualificatif peut-on utiliser face à cette bande de faussaires que sont ces parlementaires français qui nous pondent un rapport dont le titre pompeux est Géopolitique de l’eau (au Moyen-Orient). Il se trouve que leur étude se limite au Moyen Orient.

Seule région du monde qui présente un intérêt aux yeux des forcenés de la délégitimation de l’Etat d’Israël.

Voila encore une fois, l’éternel, l’unique coupable. 

Toute une litanie pour que ces pseudos experts nous parlent de l’importance de l’eau dans le déclenchement des conflits. Et les voila partis encore une fois mettre Israël sur la sellette. Mais quand donc ces profiteurs qui se partagent la manne provenant des juteux mandats de l’Assemblée Nationale vont-ils s’occuper de la France.

Notre pays est au bord de la faillite, notre triple A est perdu. Le financement de notre dette va nous coûter de plus en plus cher. La dette que nous allons léguer à nos enfants est monstrueuse. Le nombre de chômeurs explose. Les usines ferment. Des Coptes se font massacrer en Egypte, des églises attaquées en Afrique, des Syriens massacrés, bref d'énormes problèmes à travers le monde.  Mais non, un seul problème à leurs yeux : cet état juif qui a le culot de résister à un islam qui a chassé les colonisateurs de l’ensemble des terres musulmanes. Comment nuire à ce petit état en s’attirant les bonnes grâces du Qatar qui achète un beau morceau de la France. Vivement les prochaines législatives pour que nous puissions leur dire « dehors ».

Et surtout, que nous réduisions les émoluments à leur verser en cas tout réélection. Ceux qui vendent la France ne méritent rien d'autre que le rejet par le peuple. 

 

Pour ceux qui n'ont pas le temps de parcourir tout le rapport je fais un collé de quelques passages. Surtout qu'il m'a été difficile de coller tout le rapport.

 

a) Israël ou la conquête de l’eau

c) Le « partage » des eaux entre Israéliens et Palestiniens

● Les droits à l’eau des Palestiniens : des droits reconnus dans le cadre d’un partage provisoire et inégal des ressources des seuls aquifères

 

L’Etat palestinien semble difficilement viable dans ces conditions. Les territoires ne disposent aujourd’hui que de 18 % des ressources aquifères (3 aquifères de montagne et un aquifère côtier) et n’a aucun accès aux eaux de surfaces, ce qui lui confère 10 % de l’eau disponible contre 90 % pour les Israéliens. Or, la ressource diminue. Depuis 1967, les Palestiniens n’ont plus accès à la mer Morte et ils sont géographiquement contenus de telle façon que l’aquifère de Cisjordanie alimente les Israéliens situés à l’ouest.

 

 

 

 

 

 

 

 

La méconaissance de ce dossier par les concepteurs.

Il nous indiquent que les Palestiniens n'ont plus accès à la mer morte. La mer morte comment pourrait-on y prélever de l'eau elle est terriblement salée.

 

 

 

Géopolitique de l’eau (au Moyen-Orient)

 

  

 

 

 

 

  

 

 

 

 

La géopolitique de l’eau

Et la question de l’eau au Moyen-Orient, selon des rapporteurs de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale

RAPPORT D’INFORMATION

DÉPOSÉ

en application de l’article 145 du Règlement

PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

en conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 5 octobre 2010

(1)

sur

 

« La géopolitique de l’eau »

Président

M. lionnel LUCA

Rapporteur

M. Jean GLAVANY 2

Députés

La mission d’information « Géopolitique de l’eau » est composée de

 

: M. Lionnel Luca, président, M. Jean Glavany, rapporteur, Mme Nicole Ameline, MM. Jacques Bascou, Claude Birraux, Alain Bocquet, Gilles Cocquempot, Jean-Claude Guibal, Jean-Pierre Kucheida, Renaud Muselier et Jean-Marc Nesme.

Introduction

Mesdames, Messieurs,

Élément de la vie quotidienne, l'eau est si familière que l'on en oublie souvent l'importance et l’originalité. «

 

L’eau est liée à l’homme, plus, à la vie, par une familiarité de toujours, par un rapport de nécessité multiple en vertu duquel son unicité se dissimule sous le vêtement de l’habitude ((1)

». Parce que l’eau précède et conditionne toute forme de vie, qu’elle lui est consubstantielle, sa puissance évocatrice est sans limite. À travers les religions, les civilisations, les mythes, les imaginaires poétiques, l'eau est source de vie, moyen de purification ou de régénérescence, symbole universel de fécondité et de fertilité, symbole de pureté, de sagesse, de grâce et de vertu, symbole enfin de cycle perpétuel de la vie et de la mort.

Mais en ce début de Troisième Millénaire, la réflexion a changé de registre, à mesure que cette ressource, désormais considérée d’abord comme un objet – une ressource – s’appauvrit, relativement au besoin, et se dégrade. C’est le partage de l’eau qui devient le coeur des préoccupations avec comme inquiétude l’émergence d’une compétition tragique. Pourtant, l’eau est depuis toujours au coeur des activités humaines et des échanges, ne serait-ce que pour la navigation et le commerce, et de nombreux accords ont émaillé l’histoire, témoignant d’une capacité des sociétés et des États à partager l’eau. L’accès à l’eau est un droit humain, comme l’a reconnu l’assemblée générale dans sa résolution 64-292 du 28 juillet 2010, consacrant le droit d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

La mission d’information sur la géopolitique de l’eau créée par la Commission des Affaires étrangères le 5 octobre 2010, dont le présent rapport est l’aboutissement, est née du constat de la conclusion régulière d’un nombre relativement important d’accords portant sur le partage des eaux, alors que, parallèlement, la rhétorique sur l’éclatement probable de « guerres de l’eau » au XXI

 

ème siècle progresse. Sous cette seule Treizième législature, la Commission des Affaires étrangères aura examiné six projets de loi de ratification de textes traitant d’eau, particulièrement celui ratifiant l’adhésion à la convention des Nations unies de 1997 sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation (2)

. Cette convention, qui n’est toujours pas entrée en vigueur, a précisément pour objet de codifier le droit des cours d’eaux transfrontaliers et ainsi de prévenir et résoudre les différends qui y sont liés. En conclusion à son rapport en faveur de sa ratification, votre Rapporteur défendait déjà l’affirmation de la question de l’eau et de l’accès à celle-ci comme priorité de la politique internationale, encourageait à promouvoir la reconnaissance d’un droit universel d’accès à l’eau et souhaitait la création d’une autorité mondiale de l’eau auprès de l’ONU. Il suggérait donc 3

la création d’une mission d’information de la Commission des Affaires étrangères sur la « géopolitique de l’eau ».

Compte tenu de son intitulé, les travaux de la mission ont naturellement eu pour objet d’analyser la place de l’eau dans les conflits et les coopérations entre États. Mais, conformément à l’esprit qui avait présidé à sa création, dans une acception plus large de la notion de géopolitique, la mission s’est attachée à l’étude de toutes les tensions qui pèsent sur l’avenir de l’eau et de l’homme dans le rapport vital qui l’unit à elle – directement et au travers des écosystèmes

 

(3). En témoigne le souci d’entendre au cours des auditions des personnes d’horizon divers : diplomates, analystes, géographes, ONG, représentants institutionnels, juristes, chefs d’entreprise etc. (4)

, que Votre Rapporteur remercie tous chaleureusement pour leur contribution.

La définition de la géopolitique de l’eau retenue dans le présent rapport est celle de l’étude des rivalités de pouvoirs s’exerçant sur des eaux ou sur un ou des territoires disposant de ressources en eau, qu’il s’agisse de conflits ou de coopérations entre États, entre pouvoirs locaux, entre forces économiques et sociales, entre usages, entre fonctions de la ressource, l’ensemble de ces éléments entrant en interaction simultanément, selon des modalités singulières et dans une géographie donnée.

Cette définition ambitieuse du champ d’études de la mission conduit nécessairement à embrasser de très nombreuses problématiques dans le monde entier et

 

a contrario

à sélectionner des thèmes et régions pour procéder à des analyses approfondies. Ces choix se reflètent dans la structure et le contenu du présent rapport. Par exemple, les travaux de la mission ont abordé l’eau salée de façon très marginale, celle-ci étant surtout l’objet de préoccupations environnementales, certes souvent très graves, mais emportant peu de conséquences géopolitiques. L’eau salée est évoquée lorsqu’elle influe sur la disponibilité de l’eau douce, que ce soit dans un rapport positif : utilisation de l’eau de mer pour la production d’eau potable par processus de désalinisation ; ou négatif : intrusion d’eau salée dans les zones côtières et les aquifères, ou difficultés pour l’accès à l’eau des populations migrantes par suite de la remontée du niveau des mers. De même, la mission a choisi de porter une attention particulière au Proche-Orient et à l’Asie centrale, régions dans lesquelles une délégation s’est rendue, et qui font l’objet de deux études de cas.

Le rapport s’ouvre sur un état des lieux de l’eau dans le monde, ayant vocation à jeter les bases nécessaires à la compréhension des enjeux liés à l’eau et aux risques majeurs qui pèsent, tant sur sa disponibilité que sur qualité. Cette première partie illustre la pauvreté en eau que subissent des régions et des populations entières et les risques que la situation ne s’aggrave dramatiquement dans les prochaines années.

Le rapport s’attache ensuite à analyser dans quelle mesure l’eau peut déclencher ou, combinée à d’autres facteurs, participer à l’éclatement de conflits, mais aussi en quoi l’« hydrodiplomatie », c'est-à-dire l’établissement de relations positives par le biais des coopérations sur l’eau, n’est pas un concept dénué de fondement ni d’avenir. Les conflits infra-étatiques ne sont pas éludés. Si les conflits interétatiques apparaissent peu probables – sans qu’ils puissent être formellement écartés – les tensions locales sont permanentes autour des usages de l’eau par des hommes, des groupes sociaux, des secteurs d’activités, des usages, des fonctions ou encore des groupes économiques.

4

C’est pourquoi, la clé de la capacité à prévenir et résoudre les conflits et à assurer une disponibilité satisfaisante de l’eau réside en grande partie dans une bonne gestion locale ou régionale de la ressource, permettant de désamorcer des tensions. La rationalisation des usages devenue nécessaire est possible, mais comporte des arbitrages complexes reposant sur une connaissance de la ressource, des moyens techniques et financiers, une unité géographique pertinente : le bassin hydrographique, et la formulation de compromis sociaux.

Mais à l’appel à la bonne gestion locale doit répondre l’émergence d’une gouvernance mondiale de l’eau efficiente, susceptible de créer les conditions de formulation de solutions opérantes à même de limiter les tensions autour de cette ressource vitale et précieuse qu’est l’eau. La communauté internationale se mobilise déjà depuis de nombreuses années, en ordre relativement dispersé et sous des formes variées, pour formuler des principes, proposer des cadres juridiques, des réponses diplomatiques, déployer une assistance technique et financière. Peu à peu, un droit à l’eau et un droit de l’eau émergent, qu’il convient de conforter.

Le présent rapport expose ainsi différentes réponses à envisager ou approfondir pour chacun des niveaux de la responsabilité politique, afin de protéger et partager une ressource multidimensionnelle – y compris identitaire – qui ne peut être dissociée de l’humain. Il ne s’agit pas seulement de prévenir ou résoudre des conflits ouverts liés à l’eau, mais d’élaborer des gouvernances qui permettent de restituer l’eau à l’homme et à la planète. L’absence de conflits n’est pas nécessairement réjouissante lorsqu’elle laisse place à une distribution inégale pour ne pas dire scandaleuse de la ressource, en outre de plus en plus dégradée, qui maintient dans la pauvreté et l’insalubrité des dizaines, des centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants.

Il ne peut y avoir de gouvernance efficiente sans prise en compte de cette réalité de l’inégalité d’accès à l’eau pour assurer dans de bonnes conditions sa simple fonction vitale, qui se superpose trop nettement à la carte mondiale du sous-développement. Le cantonnement dans des sphères séparées des problématiques d’accès à l’eau, de qualité des eaux et de gestion des eaux transfrontalières doit être dépassé. Ce dépassement ne peut intervenir sans replacer le politique au coeur des débats sur l’eau. Il existe des solutions techniques, financières, économiques mais les solutions politiques sont difficiles à prendre et restent même pour partie à inventer. Alors que se réunit en mars 2012 à Marseille le prochain Forum mondial de l’eau, ce rapport espère contribuer à une réflexion plus large sur les modalités d’assurer demain, pour les générations futures, des modes de gouvernance des eaux adaptés aux besoins de l’homme et de la planète.

(…)

 

 

Disponibilité des eaux renouvelables des pays riverains du Jourdain en 2005 Mètres cubes par habitant et par an

Cisjordanie

75

 

Gaza

125

 

Jordanie

200

 

Israël

240

 

Liban

1200

 

 

 

 

  

 

  

  

  

 

 

  

 

 

 

  

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by B.A
commenter cet article

commentaires