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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 17:03
Très intéressant à lire entièrement,
et aussi regarder la vidéo pour comprendre ce qu'elle avance
Gaza, ou l'hypocrisie inégalée                                         
> Le point de vue de Wafa Sultan (Aafaq.org)  

                                                                                                http://www.youtube.com/watch?v=1b2QhQQpHck


La célèbre sociologue d'origine
syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l'un des points de vue le plus cinglants concernant
la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l'islam pour expliquer le conflit entre deux
conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et
du martyre. Elle s'appuie sur des exemples de l'histoire récente pour dénoncer une
religion, une culture et une idéologie barbares... En voici les extraits les plus significatifs,
traduits par Chawki Freïha.
Puisqu'il m'importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d'éviter la colère des
troisièmes, je peux dire que le Hamas n'est qu'une sécrétion islamique terroriste dont le
comportement irresponsable à l'égard de sa population l'empêche de se hisser au niveau d'une
responsabilité gouvernementale.
Mais ceci est conforme à l'habitude, puisque, à travers l'histoire de l'islam, jamais une bande de
criminels islamistes n'a respecté ses administrés. (...) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque
les Juifs ne m'ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise.
S'ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés, de quitter la région et
de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c'est
contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…
Avant la création de l'Etat d'Israël, l'histoire n'a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs,
ni qu'un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des
combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d'exemples et de récits de conquêtes,
de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s'ils ne trouvent pas un
ennemi à tuer, ils s'entretuent entre eux.
Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son
créateur, d'enseigner en même temps l'amour de la vie.
La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu'ils doivent tuer ou être tués
pour aller au Paradis ?
Si on me demandait mon avis
Depuis le début de l'opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques
venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis
pas concernée par ce qui s'y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui m'écrivent.
Je suis convaincue que ce qui les motive n'est pas la condamnation de l'horreur, ni la condamnation
de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces
mêmes lecteurs se seraient manifestés à d'autres occasions où la vie était menacée.
Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent
m'interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie-valeur était menacée.
Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d'autres musulmans Algériens ces
quinze dernières années, sans qu'aucun musulman ne s'en émeuve. Des femmes Algériennes
violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient
son Prophète avant qu'ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m'a demandé mon avis.
Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en
1983) sans qu'aucun musulman ne réagisse et sans qu'aucun ne me demande mon avis sur ces
massacres étatiques.
Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui
célébraient des mariages, symboles de la vie-valeur, sans qu'aucune manifestation ne soit
organisée à travers le monde, et sans qu'on ne me demande mon avis.
En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans,
sans qu'un seul musulman ne dénonce ce crime.
Saddam Hussein a enterré vivants plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus,
sans qu'un seul musulman n'ose réagir et dénonce ces crimes.
Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s'est fait
exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d'innocents, sans que les médias ou
les musulmans ne s'en émeuvent.
Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d'une même famille palestinienne,
accusés d'appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans
le monde arabe, et sans qu'aucun lecteur ne m'écrive et ne m'envoie ses protestations.
Ainsi, la vie n'a pas de valeur pour le musulman.
Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu'en soit la victime. Les Palestiniens et leurs
soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer
l'identité des tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune
manifestation n'aurait eu lieu.
CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie
: mais qu'ont fait nos enfants pour être tués comme ça ? Qui sait. Peut-être s'agit-il de la même
palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l'un de ses fils s'était fait exploser dans un
restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et
deviennent martyrs ?
Mais quand l'idéologie et l'endoctrinement sont d'une telle bassesse, il devient normal que cette
palestinienne perde toute notion de la valeur de la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la
même façon, qu'ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes.
Car, la mort est la même, qu'elle qu'en soient les circonstances, et elle doit être rejetée. Au
contraire, la vie mérite d'être vécue et pleurée.
Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance
quand l'un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, alors qu'elle pleure quand les juifs tuent
ses autres enfants ? Mais l'idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le
paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gaza ouïs alors qu'ils n'ont pas bougé le petit doigt pour
les Irakiens, les Algériens, les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?
Qui prend des risques, sinon les petits ?
Borane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d'années ses bras, ses jambes et
la vue dans l'explosion d'une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux Etats-Unis
s'est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l'espoir de sauver ce qui
pouvait l'être.
Lors d'un dîner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des
Etats-Unis s'est présentée en grande fourrure, et a qualifié Borane de héros. Elle s'est adressée à ce
bout de chair immobile et inerte : Borane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois
retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer…
L'hypocrisie de la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l'empêche d'envoyer ses propres
enfants défendre la Palestine contre les Sionistes.
Exactement à l'image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l'abri
à Damas et à Beyrouth.
La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie
inégalée dans l'histoire récente de l'humanité.
Frères musulmans
Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités
d'opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le
droit d'oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ?
Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils
dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ?
Ont-ils dénoncé la mort de centaines de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas à
Bagdad, pulvérisé par l'un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix
et de la miséricorde ?
Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Ou contre les coptes
en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l'égard des enfants de Gaza,
puisque vous êtes responsables du pire.
Essayons d'imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s'il possédait la
technologie et les armes d'Israël ? Essayons d'imaginer ce que l'Iran aurait fait des sunnites de la
région, s'il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre
garanti.
La guerre du mal contre le mal
J'ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d'une conférence consacrée à la guerre
contre le terrorisme. Il m'a dit : « Toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf
la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N'ayant pas compris ses propos, je lui ai
demandé des explications.
Il m'a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis
veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal
s'entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ».
Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu'Israël contribue aujourd'hui, inconsciemment, au succès de l'islam.
En s'attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs
divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont
sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination.
Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son
blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu'aucun militaire
israélien n'a eu à Gaza.
Pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs
mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs :"Allah Akbar, gloire à l'islam".
Je n'ai jamais entendu qu'un juif ait écrit avec le sang d'un autre juif des slogans à la gloire du
judaïsme. Je le dis avec un pincement au cœur : pour sauver l'humanité du terrorisme, il faut que le
monde libre se retire et qu'il laisse les musulmans s'entretuer.
Souvenirs
Je me souviens quand j'étais étudiante à l'université d'Alep, et quand l'ancien ministre syrien de la
Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d'hypocrisie, Tlass nous avait dit
qu'« Israël craint la mort et la perte d'un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons
beaucoup d'hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les
deux conceptions et les deux camps. Le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du
Hamas aujourd'hui.
Ainsi, l'extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du
Hamas, la vie n'ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques
soldats israéliens. Pour les islamistes, l'objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner
le paradis. La vie n'a donc aucune valeur.
Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n'aurait pas
commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu'au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier
cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui
préparer une vie meilleure, loin de l'idéologisation de la mort.
Les musulmans doivent commencer par se changer pour prétendre changer la vie.
Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C'est seulement
quand ils y parviendront qu'ils n'auront plus d'ennemis.
Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu'à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Jamais la
terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre.
Mais paradoxalement, c'est le peuple qui déteste le plus la vie.
Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation ? Quand commenceront-ils à aimer la
vie ?
Traduction de Chawki Freïha
© MediArabe.info
Article original : Aafaq.org
Lire également sur Primo Les murs de nos prisons, une interview de Wafa Sultan datée de 2006

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Published by Bernard ATLAN
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